Philidor, le compositeur que tous les joueurs d'échecs connaissent
À 6 ans, il chante à la Chapelle royale de Versailles. Sa voie semble toute tracée : il sera musicien. Sauf qu'il y a un échiquier dans cette histoire.

Tapez « Philidor » dans un moteur de recherche. Vous tomberez sur des pages d'échecs : une ouverture porte son nom, la défense Philidor. Pourtant, l'homme a d'abord été musicien.
François-André Danican Philidor naît à Dreux en 1726, dans une famille de musiciens au service du roi. À 6 ans, il entre à la Chapelle royale de Versailles. Sa voie semble toute tracée.
Vous aimez cette histoire ?
Recevez les prochaines par email, avec en cadeau le guide « Les 10 scandales qui ont secoué la musique classique ».
Sauf que, dans les couloirs de Versailles, les musiciens tuent le temps devant un échiquier. Le petit François-André observe, apprend, puis se met à battre tout le monde.
Le meilleur joueur de son temps
En 1749, il publie à Londres son Analyse du jeu des échecs, où il affirme que les pions sont l'âme des échecs. Il joue des parties à l'aveugle, contre plusieurs adversaires à la fois, devant un public stupéfait.
Et la musique, dans tout ça ?
Philidor ne l'a jamais lâchée. Il devient l'un des maîtres de l'opéra-comique, avec des succès parisiens comme Le Sorcier ou Tom Jones.
Il meurt à Londres en 1795, loin d'une France en pleine Révolution. La postérité a choisi l'échiquier. Ses opéras, eux, attendent encore qu'on les redécouvre.
Des histoires comme celle-ci, il y en a 49 dans le livre.
Commander le livre